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La gestion de l’arthrose canine
Présenté par Bertrand Lussier, D.M.V., M. Sc., Dipl. ACVS
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Crédit de formation continue : 1
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La gestion de l'arthrose canine
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Questions
1. L’arthrose canine, c’est:
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Une arthropathie dégénérative qui engendre de la douleur et résulte en une perte de fonction chez les chiens qui en sont atteints.
Une pathologie extrêmement rare chez les chiens.
Une maladie systémique inflammatoire; on doit donc utiliser des agents immunomodulateurs.
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2. Lorsque l’on observe une boiterie légère chez le chien :
*
Il n’est pas justifié d’en déterminer la cause et de prescrire un traitement adapté; les chiens n’en souffrent pas.
Il est important de prescrire immédiatement des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Nous devons nous efforcer d’en déterminer la cause et d’en soulager les symptômes.
Le temps règle la majorité des boiteries.
3. L’approche multimodale du traitement de l’arthrose devrait inclure :
*
La correction chirurgicale des causes primaires, si possible.
La réduction du poids corporel, la modulation de l’activité et l’utilisation de la physiothérapie.
L’utilisation de la nutrition thérapeutique et du traitement pharmacologique.
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4. En ce qui concerne l’influence de la perte de poids chez le chien cliniquement atteint par l’arthrose :
*
On retrouve actuellement une grande quantité d’études cliniques de classe I et II rapportant l’efficacité de cette modalité thérapeutique.
Elle doit être sérieusement envisagée et appliquée dans l’approche multimodale de l’arthrose.
Elle n’influence pas la manifestation des symptômes d’arthrose; le gain de poids n’affecte pas non plus l’expression des symptômes.
Elle doit se faire rapidement en utilisant l’exercice intense.
5. En ce qui concerne l’administration de glucosamine et de sulfate de chondroïtine à des patients cliniquement atteints d’arthrose :
*
Leur utilisation n’est pas recommandée, car il s’agit de produits qui ne sont pas sécuritaires.
Leur utilisation est fortement recommandée, car plusieurs études de classe I et II démontrent un niveau de confort (« level of comfort ») élevé.
Leur utilisation n’est pas recommandée, car il s’agit de produits qui ne sont tout simplement pas efficaces.
Leur utilisation fait l’objet d’un consensus : ils sont très efficaces.
6. En ce qui concerne la modulation de l’activité physique et la physiothérapie chez les chiens arthrosiques :
*
Elles sont importantes et efficaces dans l’approche multimodale de l’arthrose
Une activité à faible impact est recommandée : d’ailleurs, celle-ci est bénéfique chez les patients arthrosiques.
L’activité modérée ou intense est déconseillée, car elle pourrait entraîner la dégradation de la symptomatologie chez les chiens souffrant d’arthrose.
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7. Lors du traitement pharmacologique de l’arthrose chez le chien :
*
Les anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) sont peu utilisés, car ils ne sont pas efficaces et très peu sécuritaires.
La majorité des chiens répondent bien à l’administration d’AINS, mais certains chiens ne présentent pas la réponse attendue : ces derniers présentent un phénotype de douleur reliée à de la sensibilisation centrale (douleur neuropathique).
L’utilisation des AINS est toujours de courte durée : de 5 à 7 jours.
Le respect de la posologie lors d’administration d’AINS n’est pas nécessaire, car ceux-ci sont très sécuritaires. On peut facilement doubler la posologie pour un usage chronique.
8. Lors du traitement pharmacologique de l’arthrose chez le chien :
*
Le premier réflexe est d’utiliser des AINS sans examiner les chiens; se fier aux propriétaires, c’est suffisant.
Une nouvelle modalité thérapeutique a été proposée, il s’agit de l’utilisation des anticorps monoclonaux anti-NGF qui bloquent une des voies de la douleur (TrkA).
L’utilisation de la gabapentine est contre-indiquée chez les chiens atteints d’arthrose.
Tout comme chez l’humain, l’efficacité des injections intra-articulaires (acide hyaluronique, corticostéroïdes, PRP) est très bien documentée et elles sont recommandées en première ligne.
9. Une nouvelle approche a été publiée tout récemment par l’AAHA (Gruen et coll.); elle s'appuie sur trois niveaux d’intervention :
*
Le premier niveau consiste à utiliser des analgésiques (AINS et/ou anti-NGF), en ayant recours à la nutrition thérapeutique, en favorisant la perte de poids, en recommandant l’activité de faible impact en plus de corriger chirurgicalement certaines conditions.
Le second niveau consiste à utiliser les services de physiothérapie. L’utilisation d’autres modalités pharmacologiques est aussi recommandée.
Le troisième niveau d’intervention consiste à utiliser des modalités intra-articulaires (PRP, cellules souches), des suppléments autres que les omégas-3, des orthèses/chariots et finalement les remplacements articulaires/arthrodèses.
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10. En conclusion, lors de l’approche thérapeutique pour un chien arthrosique :
*
Vous avez/aurez un rôle important à jouer pour soulager les symptômes cliniques de vos patients atteints d’arthrose.
Le traitement de l’arthrose repose sur un diagnostic approprié.
Une approche multimodale adaptée est proposée aux propriétaires.
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